Ca se regarde.

...à découvrir !


Jeudi 1 février 2007
publié dans : C'est raconté. recommander
Mr Shibby - Le CD (Episode 1)Vendredi 24 Mars 2006
Chapitre seize : Fuite.
Lune rose. Poisson rouge au fond de l’eau. Une horde d’anges noirs arrive et plonge directement dans le liquide tant redouté des humains. Pas la moindre crainte physique, elles sont sûres de leur protection dermique. Leur vitesse de déplacement est telle que les tentacules n’ont pas le temps de les atteindre. Leur résistance est telle que l’impact ne les gêne pas. Pas plus que si elles étaient entrées dans une masse d’air tiède. Pas de problème respiratoire. Le liquide dans lequel elles sont plongées ne semble pas les atteindre. Invincibles et pourtant à la merci de l’Ombre ? Mystère…
Les images de cette scène me parviennent en rêve… directement au cerveau. A vrai dire, si elle avait su me contacter, Prisca était resté sur la Lune jusque là. Elle avait évalué, analysé. Et le dernier véhicule resté en orbite lui avait permis de stocker ses trouvailles afin de les transmettre à qui serait désigné comme de confiance. Un de mes programmes de gestion autonome lui permettait en effet ce genre d’analyse. Et comme ses transmissions télépathiques furent longues à me parvenir… Le Poisson Rouge… interception ? Forcément ! La sirène était la clef du puits émeraude.
Elle le protégeait et le faisait apparaître suivant certaines conditions. Cela dépendait en réalité de son cycle de reproduction propre. C’est elle qui produisait le catalyseur. Les monstrueux protecteurs de cette lune n’étaient que des mâles reproducteurs. Ils ne disparaissaient pas durant la courte phase verte, ils descendaient s’accoupler à elle… n’en restaient-il qu’une ? En tout cas, la descendance évoluait à chaque génération, ce qui explique certainement l’adaptation progressive aux agressions subies. Mais alors n’en restait-il qu’une ? Prisca n’avait repéré que celle-là. Il fallait s’assurer sa survie au moins jusqu’à ce que je confirme chacune de ces théories, jusqu’à ce que je récupère le produit, jusqu’à ce que je comprenne en quoi la fertilité catalysait la formation du puits d’émeraude. Elle l’avait compris.
Les anges de Thyna, elles, n’avaient qu’intercepté le message musical… elles l’avaient interprété comme source d’un problème plus profond : Que l’ombre découvre cette Lune en finisse par maîtriser le secret du puits d’émeraude. Rien de tel ne devait arriver, sinon le combat s’en trouverait déséquilibré. Ainsi, la mission des anges consistait à détruire le Poisson Rouge au plus vite, afin d’éviter d’être pris de vitesse par ceux dont personne ne savait quand ils entreraient dans le présent univers.
Prisca devait trouver comment protéger seule la sirène … la protéger de ses prédatrices. Afin de récolter au moins un peu du précieux liquide.
Percevant pourtant ces images en rêve, l’idée me vient de la changer... Prisca sous ma commande mentale, crée un double de cette sirène, après l’avoir piégée dans les profondeurs, hors de toute détection extra lunaire, le temps au moins de l’attaque éclair de ces femmes ailées. Biwi seul sait pourquoi, comment cela a pu fonctionner. La doublure fut massacrée, désintégrée, explosée en un rien de temps. Le retour des harpies fut aussi rapide que leur arrivée dans ma tête. Peut-être avaient-elles en ce moment engagé le trajet de retour vers le lieu où je me sentais maintenant prisonnier, exploité ?
Même si Prisca les avait alertées en cherchant à se connecter sur mon esprit, notre récente communication devait avoir eu la chance de la confidentialité. Prisca, fut l’outil idéal pour sauver un tel secret.
Déconnecté de ce rêve, je garde les yeux fermés sur mon lit où je sais que je suis observé. Introspection. Je m’interroge. L’esprit doit rester réfléchi s’il veut prendre les bonnes décisions. A en croire les données de Prisca, il existe une sirène, peut-être plus, dont le cycle reproducteur est lié à l’émergence d’un puits d’émeraude en ces lieux. Mais pourquoi donner à cet enfer l’aspect d’un Eden le temps d’une reproduction ? Peut-être pour attirer les proies des premières heures de vie des nouveaux nés ?
Si j’en crois la mise en mémoire, un puits se forma suite à notre tentative. Mais rien n’attaqua les harpies. Les jeunes mangent-ils leurs parents ? Cela expliquerait que deux générations différentes n’ont jamais été observées en même temps sur cette Lune ? C’est ma seule explication. Peut-être qu’en me retenant, elle cherchait l’accouplement ? Si j’avais résisté à l’eau, j’y serais probablement passé… mais voilà, je suis ici maintenant.
Mes compagnons sont certainement maintenus dans la même illusion que moi, mais dans quel but ? Pourquoi nous maintenir en vie ? Se croient-elles trop évoluées technologiquement pour perdre du temps à nous laisser gérer la situation ? Sont-elles en train d’essayer d’anéantir une arme qui pourrait se retourner contre elles, ou bien sont-elles juste en train de se les accaparer ? A qui faire confiance ?
Me sera t-il possible de parcourir les environs sans éveiller de soupçons ? A priori, je ne suis pas de taille à lutter contre le plus faible d’entre elles. Même une attaque surprise tournerait à mon désavantage. Et cette brunette, j’ai dans l’idée qu’elle possède des dons que son apparence actuelle ne peut pas laisser supposer. Tout pour qu’on les sous-estime, pour qu’on les mésestime.
J’ai besoin de vraiment dormir, de vraiment me déconnecter de tout cela. De mon repos viendra la solution...
Je n’ai aucune idée du temps écoulé depuis que le sommeil m’a emporté. Je peux juste constater le carnage. Bruny est écartelée, entière et déchiquetée de toute parts à la fois… Le pauvre Eclath n’est pas en meilleure position. Qu’a-t-il bien pu arrivé durant mon sommeil ? Comment une telle violence a-t-elle pu me frôler sans m’atteindre… Une désagréable odeur de chaire brûlée éveille mes narines… le bel Eden verdoyant sans en proie aux flammes non loin de moi. Si l’ombre est à l’origine de ce que je vois, pourquoi ne m’a-t-elle rien fait ? Comment ai-je survécu à ce que je vois m’entourer ?
Je frissonne… Quelque chose bouge non loin de moi… je crains de provoquer ma mort en affrontant un adversaire que je sous-estimerais…
-R… Rose ?
-Suiki, prends cette pierre, retrouve mon téléporteur pour atteindre ton vaisseau… Fuis Suiki… Fuis !
Rose s’écroule… sa beauté n’est plus qu’horreur de mortelle souffrance. Quelque chose d’affreux semble décidé à sortir de sa peau résistante. Les images d’un vieux film me parviennent : Alien. Je me souviens de la fin : pas de survivants. Je ne sais où se trouve ce fameux téléporteur, mais si Rose en vient à me demander de fuir, je suppose que c’est parce que la situation est critique. A bien y regarder, les deux corps de d’Eclath et Bruny sont peu être juste le point de départ d’un envahisseur pressé d’infiltrer son ennemi et qui m’aurait jugé comme espèce négligeable… à moi d’en profiter.
Je crois découvrir des empreintes inconnues qui s’enfoncent dans la direction de la grotte où Thyna m’avait mis à l’épreuve. Fuir, je dois fuir. Je choisis al direction opposée et m’enfonce avec vitesse et vigilance. Je me dois de laisser le moins de traces possible. Je décide donc de m’élever. Me voici donc sautant de branches en branches avec plus d’agilité qu’un singe en milieu familier. Je gagne en vitesse et sens s’éloigner l’hostilité du monde d’où je viens de m’éveiller.
Plus large que nul autre, un truc massif se dresse soudain devant moi. Et plutôt que de le contourner, je décider de l’escalader. Je saut toujours plus haut, mais plus je monte, plus la cime me semble loin. Ca y est, je sors des branchages les plus élevés et m’arrête net. Il existe plus d’un arbre tel que celui que je suis en train d’escalader, mais ils ne sont pas groupés, ils sont dispersés de par une forêt démesurée. Je ne vois aucune point commun entre eux à part leur apparence d’arbre mais pourquoi sont-ils si éloignés les uns des autres ?
A l’horizon, une sombre fumées cache des flammes gourmandes à la progression régulière. Mêlée à cette fumée, des hurlements me parviennent… des images d’êtres volants, poursuivis, attrapés, se débattant, esquivant. Une franche guerre a débuté là-bas. La guerre d’un combat perdu d’avance et qui bientôt me concernera. Où peut bien se trouver ce téléporteur ?
Tiens ? Que fait cette jolie fleur à une telle hauteur ? Ohh… un rosier liane ! Peut-être qu’à sa base ? Restons discrets, il s’agit de ne pas se faire repérer. Je n’en reviens pas qu’ils soient venus à bout d’Eclath… Je m’offre une chute vertigineuse ponctuée de quelques rapides changements de trajectoire. Chtak ! Me voilà au sol. Les vibrations de l’impact ont pu avertir l’ennemi, je ne dois rien négliger. Il m’est urgent de trouver l’issue… Rose, aide-moi.
par DG
commentaires (0)    ajouter un commentaire

Vendredi 2 février 2007
publié dans : C'est raconté. recommander

Boyscout surveillant de baignadeSamedi 01 Avril 2006
Chapitre Dix-sept : Entraînement.
Comme si elle m’avait entendu, Rose, du moins cette image qui me semble être elle, apparaît furtivement et va se perdre dans la base du tronc du rosier. A ce niveau, inutile de parler de tige… cet arbre est comme un rosier géant. A bien y regarder, les branches les plus fines sont couvertes d’épines. Je repère un emplacement : J’y place la pierre. Pas le temps de la lâcher, j’apparais dans une salles où face à moi, devant ce que j’identifie comme étant un fauteuil de pilote, se dresse tableau de bord qui ne m’est en rien familier. Il est lisse, épuré. Un écran me montre l’extérieur, mais point de matière transparente pour une vision directe. A peine le temps d’y penser, je vois s’afficher mon objectif : la Lune où je sais que Prisca m’attends.
Il était temps. Un genre de radar s’active et m’indique que de cette planète d’où je fuis maintenant, d’autres véhicules s’échappent en toutes directions y compris la mienne. Je dois récupérer Prisca et rentrer faire le point sur Terre 35. La situation est critique. Si nous voulons avoir une chance de réagir à l’agresseur, le nombre et la préparation seront nos seuls saluts.
Un peu abasourdi par la situation, je décide de m’asseoir. Pas un casque, pas une ceinture de sécurité. Je ne sens pas le déplacement du véhicule. Un graphique basique vient de s’afficher. Il semble indiquer que le véhicule où je suis se déplace. A vue de nez, j’y serai dans une ou deux UT. Les points de repère indiqués sur cette espèce de carte en hologramme interactif sont les Géantes Rouges ; j’en suis quasi certain. Je crois reconnaître des trous noirs aussi. Aucun autre obstacle ne semble pris en compte. D’ailleurs, il semble que rien ne puisse dévier la trajectoire. Cette technologie me fascine.
Comment peuvent ils déplacer une telle quantité de matière complexe, à une telle vitesse, sans même tenir compte des obstacles ? C’est vraiment incroyable ! Je traverse l’univers et il m’est donné de suivre ma progression en temps réel.. Ma vitesse est forcément supérieure à celle de la lumière, c’est évident. Suis-je en train de remonter le temps ? De l’accélérer ? Je me demande ce qui m’attend. Ma chance ? Du nuage d’O.V.N.I. identifié au départ, pas un n’est resté dans mon sillage, pas un ne devait avoir ma vitesse, ma destination. Suis-je dans un véhicule de type expérimental ? Pas un n’a su me faire concurrence.
Si seulement je pouvais en savoir plus sur ce qui se passe à l’extérieur… Comme par magie, ou plutôt par lecture de mes pensées … de part et d’autre du graphique 3D de mon déplacement… s’affiche simultanément l’image reconstituée de ce qui semble être la Lune d’arrivée, d’une part ; et ce qui semble être la planète de départ, de l’autre. je remarque que je me suis placé sous un large faisceau de lumière qui est peut être un genre de laser chargé d’exécuter mes commandes de pilotage instantanément. J’ai vu tellement de choses, plus rien ne semble impossible. Pas de poursuivants, pas de comité d’accueil. Parfait. Enfin du répit, du positif.
Je me lève et m’attarde enfin sur ce qui m’entoure. La salle où je suis est large et vide à la fois. Le faisceau lumineux me suit. Un lit immense est placé en plein centre. Ce peuple de femmes n’étonnera toujours. Un lit au centre d’une salle de pilotage. Quelle idée étrange. Voyons voir les murs. Fzzz… Une porte s’ouvre sur une salle immense. J’entre… Cela me rappelle une salle d’entraînement. Il ne manquerait plus qu’un ennemi de synthèse pour m’agresser. Fzzz…
-Qu’… Qu’est-ce ? Qui es-tu ?
Une guerrière vient de m’apparaître.
-Prête pour l’entraînement de base. Veux-tu charger le didacticiel de nos points faibles réciproques afin de ne pas être défavorisé durant le combat ?
-Voilà une bien belle idée…
Avant même d’avoir bougé d’un micro mouvement, j’ai conscience de la totalité de mes points faibles, de ceux de mon adversaire actuel. Elle me fixe et je nous sens à égalité l’un sur la connaissance de l’autre. Cependant, rien ne vaut un peu de pratique. Je tourne la tête et vois apparaître une arme de poings faite d’une lame et de nombreuses pointes. Face à moi, la femme s’est couverte de quelques tatouages. Une arme en sa main est de même apparue. Sinon, je la vois nue. Ces dessins sur sa peau sont-ils des protections ? S’agit-il d’un enchantement particulier ? Sur mon corps, le même genre de motif tribal s’imprime. Ses seins sont petits et fermes ; mon sexe apparent s’impose comme une gêne à toute pratique de combat réel.
J’ai conscience qu’elle peut anticiper toutes mes attaques et qu’elle sait parfaitement où frapper pour me faire perdre la partie. Serai-je assez rapide pour l’atteindre le premier ? Le principal point faible de ces guerrières se trouve être leur colonne vertébrale. Quelque soit l’endroit autre, où je la frapperais, elle serait capable de se reconstituer. Je dois séparer la colonne vertébrale du cerveau. Autre point faible, qui serait aussi celui des monstres de l’ombre, la matière de la lame que j’ai en main. Une matière si rare que je comprends pourquoi elles n’en ont pas fait des munitions pour armes de jet.
-Prêt ! Lancé-je comme si je m’adressais à un maître en arts martiaux.
A ce mot débute le pire combat que j’ai eu à subir à ce jour. J’ai voulu attaquer, mais j’en suis à esquiver, parer, bloquer chacun de ses coups sans trouver comment prendre le dessus sur elle. Connaître parfaitement mon adversaire ne semble pas suffire. Un instant de faiblesse et je sens sa main pénétrer ma gorge pour en serrer le squelette. Ce geste lui assure ma mort instantanée. Le temps à peine de sentir venir la mort, je me retrouve à nouveau dans ma position de départ, juste à l’instant où j’allais dire que je suis prêt. Je suis entier, vivant, mais l’illusion était parfaite. J’ai eu le temps de sentir la douleur de la mort sans l’être.
Je suis étonné que mon cerveau résiste à un tel choc émotionnel et j’hésite à relancer le combat. J’ai pourtant besoin de m’améliorer pendant que cela m’est possible. Cette pensée domine ma raison. J’étudie ce que je viens de vivre et me décide enfin :
-Prêt !
A nouveau s’engage une lutte pour la mort où je m’oblige à ne pas faire les erreurs de la fois précédente. Les coups fusent et je n’ai toujours pas le dessus ! Je gagne en vitesse, j’esquive de plus en plus, perdant moins d’énergie à bloquer ses coups puissants, mais je dois trouver comment l’atteindre. Je finis par tenter une frappe au cou. Mon arme n’est plus une épée mais une paire de gants aux griffes décuplées, ce qui m’oblige à réduire l’écart entre moi et l’adversaire. Trop lent ! En un enchaînement précis, elle me coupe le bras et enfonce son autre main en ma poitrine pour en arracher le cœur. Un humain au cœur arraché ne meurt pas instantanément, et j’ai à mon tour l’occasion de lui arracher la moitié du coup de ma main gauche. Je n’ai pas été assez rapide pour atteindre son squelette. Le cœur arraché, une insoutenable douleur me fait tomber à genoux. J’ai tout juste le temps de la voir reculer de surprise, mon cœur en sa main… Horreur !
Me voilà à nouveau à mon point de départ. Cette fois, je sens perler la sueur sur l’ensemble de mon être, mon cœur bat la chamade. Mon réflexe est humain : porter à ma poitrine mes mains pour vérifier que tout va bien. Cela prouve que j’ai totalement perdu de mon calme et ma concentration. La peur de mourir a pris le dessus ! L’effet de surprise du premier essai s’est évaporé. C’est en véritable guerrier, je m’obstine pourtant :
-prêt !
Elle m’attaque à nouveau. Je bloque chacune de ses attaques. J’esquive celles de mon choix. Tel Séya le chevalier Pégase, j’apprends vite. Il est quasi impossible de me faire subir deux fois la même attaque sans que j’aie trouvé comment contrer le deuxième assaut. Cette fois, l’affrontement teste mon endurance. Je suis concentré et commence même à prendre mes aises. J’entre tout juste dans l’anticipation quand elle ouvre la bouche. Je m’attends au pire, mais une douce voix se contente d’exprimer : « Passons au niveau deux. »
A compté de cet instant, la beauté de mon adversaire s’angélise tandis que sa vitesse croît dangereusement. Les enchaînements se complexifient et me poussent à nouveau en position de défense. « AAAaaarggh ! » Elle a osé !!! Douleur indéfinissable au bas ventre ! Mon avant bras placé pour bloquer l’attaque, est là, broyé sous la puissance du coup porté. Dans le même temps et de façon quasi instantanée, j’ai su lui décrocher le cœur. Elle a un mouvement de recule, je peux lire l’horreur dans son regard froid et vide : C’est atroce ; dans une de ses mains, mes partie génitales, dans l’autre, mes entrailles. L’image n’aura duré qu’une infime fraction temporelle, mais je sais quelle restera gravée en moi pour l’éternité.
. Cette fois, je ne me sens pas le courage de retenter de suite l’expérience de l’entraînement virtuel. Mes forces m’ont lâché. Mon mental indique que je ne suis pas capable de tenir un essai de plus ; mon physique n’a pourtant subi aucun dommage réel. L’illusion de cette matrice est vraiment parfaite. Je décide de retourner vers la salle de pilotage. La Pierre est toujours en place. Les trois cartes holographiques sont toujours intactes.
J’envisage une pause pour reprendre des forces et constate un changement radical de configuration, comme si la vitesse avait chuté brutalement : toute une collection de points divers apparaît, peut-être des planètes. Ma trajectoire quitte sa droite ligne pour l’orbite d’une petite boule qui semble une planète… le regard vide, je regarde la représentation en amande de ce qui ne peut qu’être le vaisseau dans lequel je me trouve. Cruauté, violence. Mes pensées sont partagées entre peur, colère et dégoût. Je m’installe sur le lit pour tenter de méditer un retour à ma paix intérieure. Le lotus est bien trop inconfortable, je me couche donc sur le dos. Le bout de mes index se place sous la dernière phalange de mes pouces. Mes bras sont étendus, légèrement écartés de mot corps ; les coudes ouverts sur le haut de la pièce. Une senteur rassurante que je n’avais pas remarquée se mêle à la scène. Les yeux fermés, j’entame une introspection sur mon vécu récent. Le temps à peine d’une Rose.

par DG
commentaires (0)    ajouter un commentaire

Samedi 3 février 2007
publié dans : C'est raconté. recommander

Mr Shibby - La Fête (Episode 2)Jeudi 25 Mai 2006
Chapitre Dix-Huit : La mort de Maître Poucca.
C’est agréable. Entamer un texte avec le calme comme essence. Je pens’écris. Je le sais car j’ai entendu l’ordinateur se mettre en marche. Je commence par un rapport des épreuves vécues. Nul ne sait si cette machine ne sera pas le dernier vestige viable de notre civilisation.
J’en viens vite à parler de cette salle d’entraînement. J’analyse mes mouvements, mes actes, tout ce qui aura été un point faible dans ces tentatives. L’idée me vient alors que le programme est conçu pour que celui qui s’entraîne ne puisse jamais gagner. Le but est donc l’endurance, et surtout l’ingéniosité pour des attaques toujours plus variées, plus rapides, plus complexes.
Mourir à chaque essai doit rappeler qu’il s’agit bien de s’entraîner au combat à mort. De ne jamais perdre de vue l’issue du combat, de rester humble en gardant conscience de l’effet réel d’un coup mortel.
-Tuuut… Bip bip bip. Objet non identifié en approche! Tuuuut.
Je me lève en sursaut vers la table de commande. Je découvre un véhicule de secours qui dérive. A l’intérieur… difficile à voir. Je lance une analyse spectrale. C’est humain. Nous récupérons la capsule et me voilà prêt à en découvrir le contenu.

-Maître Poucca ?
-Traître, meurs !
Maître Poucca se jette sur moi et d’un mouvement réflexe quasi involontaire, voilà que je l’esquive et la tue avant même d'avoir eu conscience des pensées nécessaires à cet acte. C’est la chaleur de son sang coulant sur mon bras qui me permet de m'en rendre compte... Je suis dans son dos, ses mains agressives ont frappé dans le vide. Je ne sais même pas comment j’ai pu être si rapide, je constate juste que sa colonne vertébrale a été arrachée par sa nuque.
-Aaaahh ! Nooooon !!!
L’horreur ! Mon cri n’y changera rien! Je suis devenu un tueur. Je ne saurai même pas pourquoi elle m’en voulait. J’ouvre la main comme son corps tombe lourdement. J’observe ce qu’il reste d’elle. Je me fais horreur. Je n’avais même pas réalisé que j’étais en train de me lécher les doigts, de me délecter du goût de sa mort.
-Il va falloir nettoyer tout ça.
Sorti de nulle part, un robot approche et s’affaire à remettre le corps dans la capsule. Il nettoie le sang et se tourne vers moi. Une cuvette se forme, et s’emplit d’eau. Je m’y lave et m’en retourne au lit où je prends cette fois la position du lotus pour analyser la situation. Cette salle a décuplé ma paranoïa et je réagis avec une violence qui ne me ressemble pas. Jamais je n’aurais cru battre maître Poucca aussi vite…
La capsule est décrochée du vaisseau, elle s’éloigne… laser. Explosion. Il ne reste plus rien. Méditation.
Le calme durera des heures… des jours, des mois, peut-être, je ne sais plus. La sérénité est à nouveau mienne. Et je suis sien. Je commence à sentir la présence des divers éléments du vaisseau. Je ressens la présence de la Lune aussi. Hmmm, j’ai une perception décuplée de ce qui m’entoure, il me semble avoir conscience de chaque âme de l’univers. Mon Dieu, que de pensées… l’Ombre est en approche. Elle est dense. Je sens sa présence. Elle avale tout ce qu’elle peut.
Sa stratégie est à la hauteur de sa réputation. Elle envahit l’ensemble de l’univers vide afin de maîtriser toutes les options de fuite. C’est pour cela qu’elle ne s’en ai pas encore prise à notre planète. Elle commença néanmoins par les seules qui pouvaient la vaincre, et voilà qu’elle reprend force avant de passer à l’attaque finale. Et l’humanité qui ne se doute de rien.
Il est déjà trop tard, j’en ai conscience. Ma perception ne va pas au de là de l’actuel univers, je ne suis pas assez fort. Peut-être devrais-je reprendre l’entraînement ? Que faire d’autre ? L’élite est réduite à néant.
Michael Jackson vs Famicom-Suiki… krrrr… Suiki, rejoins-moi, nous devons nous télé porter dans un autre univers, impossible de sauver ce monde, mais si je te téléporte avant de détruire le téléporteur, il leur sera impossible de te suivre. J’ai des coordonnées pour un univers viable, où ta puissance sera décuplée. Impossible de te suivre, mais nous ne pouvons faire confiance à personne.
-Ne dis pas de bêtises. Sans toi, je n’ai aucune chance.
-Je t’implanterai la programmation complète menant à ma reconstruction. Tu ne me perdras pas vraiment, Suiki.
-Il est trop tard, Prisca. Les voilà. Je sens la destruction autour. Elle a tout envahi. Nous sommes les prochains. Ne les ressens-tu pas Prisca ? C’est la fin.
-Non, Suiki, tu n’as pas le droit. Je suis au téléporteur, rejoins-moi. Battons-nous pour cette ultime option. Peut-être devons nous perdre, mais au moins, nous nous battrons! Essayons ! !! 
-Je ne sais pas Prisca. J’ai tué Maître Poucca... Le mal est en moi.
-Je sais Suiki. Tu devrais bloquer le temps et t’entraîner à fond avant de me rejoindre…
-Elle a raison, Suiki, Tu es ma dernière chance. Nous jouons la finale. L’ombre est mon dernier adversaire au jeu d’Y. Ils ont tous perdu. Il est très doué.
-Biwi ?
-Fais ce que dit Prisca. Les coordonnées vers lesquelles elle te destine sont ma botte secrète. J’ai étudié les atouts et points faibles de l’Ombre. Je sais comment nous en débarrasser et permettre au monde de reprendre son évolution. Du Chaos renaîtra l’ordre.
-Que dois-je faire ?
- Concentre-toi pour garder le contrôle de tes pulsions, Suiki. Maître Poucca a eu une vision de toi la tuant. C’est pour cela qu’elle a voulu prendre les devants, mais ce qui doit arriver arrive toujours. Si elle n’avait tenu compte de ce qu’elle a vu, vous vous seriez associés.
-Je ferai ce que je dois, Biwi. Je ne vous décevrai pas... Je m’entraînerai jusqu’à battre le programme trois fois de suite. Puis-je reprendrai le fil du temps pour rejoindre Prisca et allez là où je dois.
-Le temps est compté Suiki…
Le temps à peine d’une Rose…
(...fin? snif!)

Note: Suiki, le personnage, est aussi inspiré de The One que de... mais c'est quoi son nom, déjà..? Enfin, vous le reconnaîtrez dans cette vidéo... Le film original est bien celui qui m'inspira mon personnage.

par DG
commentaires (17)    ajouter un commentaire

Dimanche 4 février 2007
publié dans : C'est raconté. recommander

Ile est assez angoissé par sa vie. ILe tente de s'intégrer, d'être un adulte comme les autres, parce que son âge l'a rattrapé. Ile a trente années terrestres d’existence. Son âme est bien plus vieille, si l’on en croit sa sagesse. Mais pour ne pas éveiller les soupçons, peut-on se dire, il s’est choisi des défauts qui contribuent à son imperfection. Ile n’attend qu’une chose : Ele. Ile aurait voulu la trouver très tôt dans sa vie, afin d’en profiter longuement. Mais il n’en fut rien. Ile vit une vie qui lui présente des opportunités qu’il n’ose saisir, qui ne le satisfont jamais pleinement. Ile ne sait plus si cela aussi était prévu. Ile sait seulement qu’il vit dans l’angoisse d’un espoir qu’il voit fondre comme neige au soleil. Peut-être est-il plus compliqué d’élever son âme lorsque défauts et qualités ne donnent pas une forte personnalité. Ile est capable d’une grande maturité, mais il reste un jeune adolescent dans sa tête. Et cela est bien compliqué à gérer au quotidien. Mr Shibby - Mini Shows (Episode 3)Il expose deux personnalités au moins. Celle du type normé, adulte, mature. D’un côté, et puis celle de l’adolescent qui n’a pas choisit de grandir. Ile a des pulsions de jeunet, mais c’est un adulte. Ile pense aux femmes les plus belles. Ile pense parfois que c’est ce goût pour les jolies femmes qui dans un élan de sagesse fut compensé par une incapacité à les draguer. Ile est bon, mais n’a jamais su garder une femme qu’il aurait choisie. Les femmes qui lui donnèrent sa chance ne furent jamais assez parfaites pour lui. Il avait aimé. Il avait cru aimer, du moins ; ce qui était déjà pas mal. Pour Ile, ce sentiment d’appartenance à l’autre, qui consiste à le croire indispensable à sa propre vie, à se croire indispensable à la vie de l’autre, ce sentiment avait fini par évoluer en une contrainte d’égoïsme qu’il ne savait plus accepter. Jusqu’à ce qu’il se souvienne d’Ele.

par Le mec bien.
commentaires (0)    ajouter un commentaire

Lundi 5 février 2007
publié dans : C'est raconté. recommander
En fait de souvenir, Ile ne savait rien d’Ele. Sinon qu’ils s’étaient aimés dans une autre vie, pleinement, et qu’ils étaient supposés essayer encore dans celle là. Ile croyait en la réincarnation. Un cycle qui se répétait tant que l’âme ‘avait su s’élever assez haut. Et puis un jour, Ile se souvint de son prénom : Ele. Ile l’avait entendu toute sa vie sans en avoir conscience. Mais ce jour, dans sa grande métropole, Ile sait que quelque part se trouve une femme qui vit dans la même attente. Ele, de prénom, serait capable de le combler pleinement. Ele, l’élément qui doit parfaire sa vie.
Loituma MangaMais que d’inconnues toutes plus parfaites et inaccessibles les une que les autres. Comment la reconnaître ? La perfection physique ne semblait exister que dans la partie inconnue de son univers social. Une fois seulement, Ile fut abordé par une femme belle comme le jour. Malheureusement, une autre avait sur lui l’emprise d’une menthe et le fit fléchir à coup de chantage émotionnel. Le CE était la meilleure arme d’une femme pour retenir Ile auprès d’elle. De sa vie, jamais il n’aura su s’en passer. C’est ainsi qu’Ile devint l’amant semi volontaire de quelques filles qui ne correspondaient pourtant pas à ses aspirations. Ile ne regrette rien. Il lui semble avoir su réconforter ces filles dans les moments critiques de leur existence. Seulement, sitôt renforcée, chacune aura fait le choix de l’effacer. Ces derniers temps, du fait de son âge, Ile vit ce genre de situation avec des mamans. Cela complique énormément les choses car ce n’est pas une mais deux, trois, parfois plus de vies qui se connectent à la sienne pour ensuite l’effacer comme s’il n’avait jamais existé.

par Le mec bien.
commentaires (0)    ajouter un commentaire

Pour l'instant.

Il faut Vivre l'instant.

 

Les Antilles.

Influence(s) : Fabe, NTM, Solaar, Ménélik, IAM, 113, Rohff, Public Enemy, Booba, 2Pac, Notorious BIG, Sniper, Bob Marley, les Busta, les fugges, Missy Elliott, Shaggy, Red Zonee, Faf' Larage, SSC, Disiz, Black Mamba et tant d'autres styles...
    
Zazie, Souchon, Elizio, Naïma, Cabrel, Ruiz, Kaysha, Abégé, bénabar, Delerm... la liste est trop longue...

No Milk Today?

   
Les Antilles. (20/03/2007 catégorie: C'est instructif.)
Les antilles, c'est d'abord la musique. Cette musique là, surtout, mais aussi bien d'autres musiques, dans le cas de ceux qui ont eu la chance de quitter l''île pour un bout de vie avant de rentrer rejoindre la famille. Dancehall Clash 2002 - DJ Halan Les antilles, c'est d'abord ...

Et puis aussi...

C'est le Meilleur Et le Pire. Mais pour le Pire, Elles sont Meilleures !

Pour me voir.

i am a geekà19..%

C'est quotidien.

Février 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28        
<< < > >>